SECTEUR II :
SECTEUR DES FORÊTS, BOIS DE CHÊNES ET OLIVERAIES

Le paysage

Le paysage est composé de trois grands ensembles :
- une forêt de protection très composite, qui comprend une très belle ripisilve avec des peuplements très diversifiés à aulne glutineux, et des peuplements très mélangés au-dessus, avec en partie haute du versant nord des individus remarquables de chênes blancs, chênes verts, châtaigniers, oliviers, frênes, sorbiers et autres arbres à feuilles caduques,
- une forêt dense mélangée de chênes verts et de chênes blancs, en versant sud, à proximité du village, en contrebas,
- une oliveraie enchâssée dans la forêt mélangée de chênes, sous le village, qui constitue un massif de bonne densité.

 Paysage du Secteur II – Le secteur des forêts : exemple de forêt de protection à peuplement composite

L’état des ressources

Les forêts sont bien développées, denses. L’oliveraie, aujourd’hui abandonnée, est dans un état de préservation remarquable. La variété dominante y est la ghjermana, qui offre des caractéristiques de production intéressantes. La configuration de la parcelle présente toutefois des difficultés. La plantation ancienne est en effet située sur un terrain pentu, des murets sont présents par endroit, et un sentier à dénivelé moyen à fort la traverse en venant du village, mais l’amélioration de l’accès à ce sentier et son éventuel élargissement semblent coûteux.

Les conditions d’utilisation des ressources

Le principal obstacle à l’utilisation des ressources de ce secteur est l’absence d’accès à l’oliveraie et aux forêts mélangées de chênes, qui constituent en fait un continuum boisé sous le village. L’ouverture d’une piste nouvelle traversant l’ensemble de ce massif dans sa partie basse est la condition essentielle d’une bonne mise en valeur des ressources de ce secteur.

L’utilité de la piste concerne non seulement l’exploitation du bois, mais aussi de l’oliveraie.

En effet, les oliviers sont emmaquisés et nécessitent un démaquisage ainsi qu’une taille de rajeunissement. La piste sera nécessaire à l’évacuation du bois de taille qui désenclaverait le massif, et permettra ensuite de rationaliser le travail d’entretien et de récolte.

Au-delà cet aménagement, les forêts devront faire l’objet d’un plan simple de gestion.

Les possibilités d’utilisation

Les possibilités d’utilisation de ce secteur sont essentiellement au nombre de quatre :
- oléiculture : l’oliveraie, en bon état, doit pouvoir constituer un complément intéressant pour une exploitation oléicole ou polyvalente,
- bois de chauffage : le massif à chênes vert doit pouvoir représenter des rentrées annuelles non négligeables pour l’AFP, et un complément de revenu pour des exploitations locales,
- accueil des visiteurs en forêts : la forêt pourrait être aménagée pour permettre la promenade et la redécouverte par ses habitants d’un patrimoine qu’ils ont aujourd’hui délaissé. Ce serait également un atout supplémentaire dans la perspective de développement d’un tourisme de village qui correspond à une attente croissante de la part des habitants. L’ensemble des forêts, aussi bien les forêts de chênes exploitables que la ripisilve et les autres forêts de protection, représente un riche patrimoine naturel et culturel (moulin, pont gênois) qui mérite d’être ouvert à la fréquentation du public à des fins éducatives et récréatives.
- protection contre les incendies : les différentes formes d’utilisation et d’entretien de l’espace, ainsi que la réalisation d’une piste satisfaisant aux critères de la DFCI, sous toutes réserves quant à sa faisabilité, contribueraient en outre à la protection du village contre les incendies.

 Paysage du Secteur II – Le secteur des forêts : l’oliveraie au milieu des forêts sous le village.

Actions possibles

Les actions à envisager comprennent :
- la piste de désenclavement de l’oliveraie et de desserte du massif boisé en contrebas du village, qui permettrait notamment d’effectuer le démaquisage de l’oliveraie, en partant du bas, et de renforcer la protection du village contre les incendies,
- la remise en état de l’oliveraie et l’établissement d’un contrat avec un exploitant, local ou extérieur à la commune. La taille des arbres de la partie haute du massif, non emmaquisée, est à réaliser en priorité, et permettrait une première récolte dès l’année suivante. Les arbres de la partie basse seraient taillés ensuite, après leur avoir permis de se régénérer grâce à l’élimination de la concurrence du maquis,
- l’ouverture de sentiers à thèmes et la réalisation d’équipements pour l’accueil du public (signalétique, réhabilitation du patrimoine rural, aménagement d’aires de stationnement, panneaux didactiques, ….).

Les projets et/ou les candidats à l’utilisation de ce secteur

À ce jour, hormis une utilisation familiale - limitée – des ressources en petit bois, accessoirement olives, le secteur ne fait pas actuellement l’objet de projets précis d’exploitation. L’AFP devra définir et garantir le maintien des usages familiaux traditionnels, à caractère social, tout en permettant la mise en valeur économique des ressources de ce secteur, à travers l’oléiculture, la sylviculture, mais aussi l’accueil du public en forêt. Ce dernier s’inscrira dans le développement de la randonnée sur l’ensemble du massif, et les retombées économiques seront en grande partie indirectes (à travers l’hébergement, ou les randonnées accompagnées), mais des retombées plus directes peuvent aussi être envisagées, sous forme de visites guidées par exemple.